Alice Cooper a la jambe en bandoulière

Affiche de l'album Along Came A Spider d'Alice Cooper

@alicecooperpics

Depuis cinquante ans, Alice Cooper enchaîne les albums, les films, les récompenses. Le chanteur de 65 ans a sorti, en 2011, son vingt-sixième disque et il ne compte pas s’arrêter là !

Cooper, c’est une icône. Cooper, c’est une image. Et Cooper, c’est aussi – et surtout – le mélange des styles. Le rock’n’roll ? Il connaît ! Il passe du shock rock au modern metal, puis s’engage dans le new wave. Mais le chanteur ne s’arrête pas là. Il s’amuse sur du blues, du punk ou du funk. Pour ne citer que cela… Il aura tout essayé le père Cooper. Avec Along Came a Spider, sorti en Europe en juillet 2008, Killer renoue avec ses premières amours : le hard rock !

C’est ce qui a fait son succès dans les années 1970. Du déjà vu, alors ? Non ! C’est un hard-rock au nouveau look qui s’impose aux oreilles des auditeurs. Modernisé. Repeint. Mais toujours cet univers que l’on ne trouve que dans les cauchemars les plus macabres.

Réveiller le mort

Along Came a Spider marque le retour de Steven, alias Spider, le héros de Welcome to my Nightmare (sorti en 1975) et The Last Temptation (sorti en 1994). Cet adolescent en proie au mal est devenu un monstre. Littéralement. Un serial-killer. Son passe-temps ? Traverser la région en voiture, ramasser des femmes et leur couper une jambe. Le but ? Créer une araignée. Une grande. Une belle. Une merveilleuse. Le nombre ? Huit. Ou presque. Spider va – malheureusement – s’éprendre de la huitième et dernière victime. En proie à la proie dans un effroi…

L’album devient un paradoxe. Du schizophrène à l’amoureux, il n’y a qu’un pas. Le carnet du tueur s’ouvre sur une description de ses habitudes et continue avec l’explication de son comportement. Ce n’est qu’avec Wake the Dead que le psychédélisme atteint son paroxysme. Un conseil, un avertissement, un résumé ou un tournant : tout ce qu’il faut savoir, c’est qu’il est préférable de « courir pour [sa] vie » (« you better run for your life »). Du psyché-délice à souhait !

Secouer la tête

A l’inverse de Killed by Love, un peu plan-plan et d’un romantisme à faire blêmir le psychopathe, Wake the Dead réveille les papilles. Il fait ouvrir les yeux comme une tasse de café le matin au sortir du lit. La dégustation est digne d’un bocuse d’or. Ce qui est sûr, c’est que le bonhomme de soixante-cinq ans n’a pas perdu de sa voix. Il alimente ses notes de fin comme le sel relève le goût d’un plat. Il murmure les phrases les plus brutales. Il tranche, il découpe, il mixe. Les chœurs appuient le rythme et saccadent les paroles. Ces commis ont tout appris du maître. Et qui de mieux pour accompagner la recette qu’Ozzy Osbourne ? Au sommet de leur forme, les artistes offrent un voyage dans la perle des restaurants.

L’arrière goût des instruments ne jure pas sur le palais. La batterie enchante dès les notes de départ. La mise en bouche continue sur une basse dont les vrombissements font battre le cœur. L’âme du morceau sévit quand Danny Saber appuie sur le clavier. Tel un diesel, les riffs en plomb qui marquent le style de Cooper n’arrivent que sur le refrain. L’agressivité de la guitare rajoute à la noirceur du personnage. La cohérence de la chanson tonne et détonne. Ainsi résonne et passionne le morceau de l’artiste !

Morgane

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1 commentaire

Classé dans Chroniques

Une réponse à “Alice Cooper a la jambe en bandoulière

  1. JPH

    Objectif rempli, je vais écouter ce chanteur.

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